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Réussite historique: la forêt du Grand Ours est protégée
Un territoire de la taille de la Belgique soustrait de l’exploitation

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Vancouver, Canada — Greenpeace célèbre une aujourd’hui une grande victoire : la protection de la forêt du Grand Ours. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a annoncé le plan de conservation pour la forêt du Grand Ours. Il s’agit de l’un des programmes les plus rigoureux en matière de protection de la forêt en Amérique du Nord.

Cette réussite est le résultat direct d’une lutte de dix ans menée par Greenpeace, une des plus longues de l’histoire de l’organisation. Ce programme de conservation vise à protéger la plus grande forêt pluviale tempérée intacte de la planète située sur une côte.

À l’échelle internationale, le plan fait figure de modèle.


Une forêt pluviale protégée

En 2006, le premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, a promis au monde qu’il protégerait la forêt du Grand Ours pour les générations futures et pour améliorer la qualité de vie des communautés qui y habitent.

Ces promesses ont été réalisées.

Depuis 2006, Greenpeace et ses partenaires, Sierra Club BC et ForestEthics, ont collaboré avec des compagnies d’exploitation forestière, le gouvernement de la C.-B. et les Premières Nations pour que l’accord devienne une réalité avant le 31 mars 2009, une date-butoir fixée par le premier ministre Campbell pour tenir son engagement de 2006.

Cet engagement est maintenant une réalité :

  • 2,1 millions d’hectares sont maintenant protégés légalement de l’exploitation forestière;
  • Une nouvelle réglementation pour une exploitation forestière moins dommageable, basée sur une gestion écosystémique, fait maintenant office de loi. Ce système préserve 50 % du niveau naturel de forêt ancienne dans la région, c’est-à-dire 700 000 hectares supplémentaires de forêt soustraits à la coupe.
  • Tout cela signifie qu’une aire de forêt atteignant presque la taille de la Belgique est maintenant épargnée de l’exploitation forestière. Une réussite immense à tous les points de vue!

    Merci à ceux qui ont soutenu Greenpeace

    Les membres de Greenpeace partout au Canada et dans le monde ont été d’une grande importance dans ce succès.

    Des milliers de lettres ont été envoyées au premier ministre de la Colombie-Britannique au cours des quatre derniers mois, et plus de 4 000 personnes se sont inscrites sur la page Facebook de la forêt du Grand Ours.

    Greenpeace a publié dans plusieurs journaux, y compris le Vancouver Sun, des publicités de format pleine page pour encourager le premier ministre Gordon Campbell à tenir son engagement. Des lettres et des appels téléphoniques provenant des acheteurs principaux de pâte à papier, de papier et de bois d’oeuvre ont inondé les bureaux du gouvernement et des entreprises d’exploitation forestière pour qu’ils tiennent leur promesse.

    Soutien aux Premières Nations

    Les Premières Nations disposent maintenant de 120 millions de dollars canadiens pour donner le coup d’envoi à une nouvelle économie basée sur la préservation plutôt que sur l’exploitation forestière. La forêt du Grand Ours est traditionnellement le territoire de 25 Premières Nations qui habitent cette région depuis des millénaires.

    Une longue odyssée

    Cette annonce historique est le fruit d’une décennie d’efforts pour assurer l’avenir de la forêt du Grand Ours.

    La forêt du Grand Ours, en Colombie-Britannique, a été l’objet de controverses, de protestations de groupes environnementaux et de beaucoup d’attention médiatique à l’échelle internationale depuis 1995.

    Greenpeace et ses partenaires exigeaient qu’on mette fin à la coupe destructive dans la forêt du Grand Ours. Nos efforts ont culminé en des pressions cruciales ciblant les consommateurs de produits forestiers. Plus de 80 entreprises, dont Ikea, Home Depot, Bureau en gros et IBM, se sont engagées à arrêter de vendre des produits du bois et du papier faits à partir de forêts anciennes. Ces pressions sur le marché ont incité les entreprises d’exploitation forestière à s’asseoir et à négocier avec les environnementalistes. Pendant que ces discussions avaient lieu, des vallées cruciales de la forêt étaient protégées de la coupe.

    Les objectifs principaux de notre campagne étaient de protéger les aires les plus importantes de la forêt du Grand Ours, de modifier les pratiques forestières et d’assurer l’avenir des communautés locales.

    Une campagne complexe

    Pour que ces objectifs deviennent réalité, Greenpeace, avec la collaboration de ForestEthics et de la Sierra Club BC, a élaboré une campagne complexe qui comportait des manifestations, des pressions sur le marché, du lobbying auprès du gouvernement, des actions civiles, des participations à des forums sur l’affectation des terres et des négociations avec le secteur de l’exploitation forestière de la côte.

    Ce qu’il reste à faire

    Toutes les parties qui ont contribué à franchir cette étape majeure s’entendent pour dire qu’il reste du travail à faire avant d’atteindre les objectifs généraux que sont l’intégrité de l’écosystème et le bien-être humain.

    Greenpeace, les autres groupes environnementaux, le gouvernement de la C.-B., les représentants du secteur et les Premières Nations ont entériné un plan quinquennal dont les objectifs principaux à long terme, soit un risque écologique faible et une qualité de vie élevée pour les communautés, seront atteints d’ici 2014.

    Un modèle mondial

    Il s’agit probablement de l’un des programmes des plus complexes de gestion du territoire. N’ayant jamais été mise en place, l’application d’un tel plan rend son exécution encore défi. L’absence d’une route déjà tracée fait du plan un véritable défi. Toutefois, nous n’avons jamais été aussi près du but : la création d’un cadre juridique où la forêt du Grand Ours continuera d’héberger et de soutenir toutes formes de vie.

    Les accords de la Forêt du Grand Ours sont un moment historique important. Ils ont pour but d’assurer durabilité de la forêt, du climat et de l’économie. Plus que jamais, un modèle mondial comme celui-ci démontre qu’une collaboration sincère peut exister et que des solutions peuvent être trouvées même dans les conflits.

     

    Écrit par : GreenPeace



    35. La voie navigable intérieure la plus longue du Canada s'étend sur 3 700 kilomètres, soit du golfe Saint-Laurent au lac Supérieur.

      Source externe
      ec.gc.ca

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