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Fin des négociations entre Greenpeace et AbitibiBowater


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Montréal, Canada — Greenpeace publie, le 9 septembre 2008, une pleine page de publicité dans le quotidien Le Globe and Mail. On peut y lire une citation de David J. Paterson, le PDG de la géante forestière AbitibiBowater. Celui-ci affirme : « Nous avons démontré notre engagement à l’égard du développement durable et notre volonté d’aborder l’avenir avec un esprit nouveau ». À cela Greenpeace répond, sur fond de coupe à blanc, que les actions d’AbitibiBowater sont plus éloquentes que ses déclarations!

La publicité est publiée quelques jours seulement après que les négociations formelles, entamées il y a plus de dix mois avec la forestière AbitibiBowater, aient pris fin. Avec une certaine déception que les discussions se terminent, Greenpeace déplore qu’AbitibiBowater continue de couper les dernières forêts intactes du Québec et de l’Ontario, au lieu de passer à l’action pour améliorer son bilan environnemental.

Selon Greenpeace, la plus importante compagnie forestière québécoise et canadienne met actuellement en œuvre une stratégie de mensonges et de relation publique pour sauver son image. Si les négociations sont rompues, c’est parce que le médiateur indépendant qui a été embauché conjointement par les deux parties a lui-même ajourné le dialogue, jugeant que les parties étaient prises devant une impasse. Cette impasse, c’est l’inaction d’AbitibiBowater quant à la protection des forêts intactes.

Contrairement à ce qu’AbitibiBowater laisse entendre, Greenpeace avait volontairement cessé ces pressions dans les derniers mois pour laisser place aux discussions. De son côté, pendant plus de dix mois, AbitibiBowater n’a démontré aucune flexibilité à différer les coupes en forêt intacte, ne serait-ce que sur un seul hectare de forêt publique où elle possède des droits de coupe.

Quant aux discussions, Greenpeace juge qu’elles pourront reprendre quand AbitibiBowater sera prête à avoir des discussions fructueuses et que la forestière mettra plus d’efforts à chercher des solutions et moins d’énergie à désigner des coupables et à trouver des excuses pour son bilan et son inaction.

Pour Greenpeace, il est visible qu’AbitibiBowater cherche à régler ses problèmes de relations publiques plutôt que d’agir concrètement en forêt. Bien que Greenpeace préfère le dialogue, lorsque certaines entreprises traînent intentionnellement les négociations pour poursuivent leurs activités comme si de rien n’était, l’organisation choisit de reprendre la confrontation.

Forte de l’appui d’importants clients d’AbitibiBowater, Greenpeace a entamé des pourparlers avec la forestière pour trouver des mesures raisonnables et justes afin de protéger certaines parties de la forêt boréale gérées par AbitibiBowater.

Source : Green Peace



l'écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux.

  Nicolas Hulot
  Extrait de la revue Ma planète - Novembre/Décembre 1997

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