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Tchernobyl, 22 ans après. La vérité toujours cachée


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Montréal,Canada — C'était le 22e « anniversaire » de la catastrophe de Tchernobyl, ce samedi 26 avril 2008. C'est l'occasion de rappeler le scandale qui perdure sur la minimisation des conséquences de cette catastrophe nucléaire.
En 2006, Greenpeace a publié un rapport inédit réalisé par 60 scientifiques du Bélarus, d'Ukraine et de Russie, qui démontre que l'impact sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl est largement sous-estimé par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). Ce rapport conclut que 200 000 décès dus à la catastrophe ont déjà été constatés ces quinze dernières années en Russie, au Bélarus et en Ukraine. Il indique en outre, qu'à l'avenir plus de 250 000 cancers, dont près de 100 000 mortels, découleront de la catastrophe.

Ce rapport est aujourd'hui disponible en version française

Ces chiffres prouvent que le bilan mis en avant par l'AIEA, qui table sur 4.000 décès, représente une minimisation grossière de l'étendue des souffrances provoquées par Tchernobyl. « 22 ans après la catastrophe, le mensonge nucléaire perdure à l'international comme au Canada. La volonté de l'industrie nucléaire de cacher ses impacts a pour but de servir ses desseins de développement » déclare Shawn Patrick Stensil, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace Canada. « Il est temps de tourner la page du nucléaire et de construire une autre politique énergétique, axée sur la sobriété, l'efficacité et les énergies renouvelables. »

Cette opacité autour des conséquences de la pire catastrophe nucléaire de l'humanité est aussi une conséquence directe de la signature, le 28 mai 1959, de l'Accord OMS-AIEA (WHA 12-40) qui soumet l'OMS à l'AIEA en ce qui concerne les risques liés à la radioactivité artificielle.  De nombreux professionnels de la santé réclament que l'OMS recouvre son indépendance, conformément à sa constitution, y compris dans le domaine des rayonnements ionisants. Ils lancent ainsi une pétition qui réclame que la révision de l'accord OMS-AIEA soit mis à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé : http://independentwho.info/spip.php?article107

Source : Green Peace



Le déchet le plus facile à éliminer est celui que l'on n'a pas produit.

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